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Accueil/Alliance/Le couple/Introduction |
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| Le couple : une alliance pour la vie | ||
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Aujourd'hui parler d'alliance pour la vie quand on parle du couple fait ringard
et naïf. Pourtant, si les sondages affirment qu'en France 50% des couples divorcent,
c'est donc que 50% restent ensemble jusqu'au bout. Quand le couple se trouve confronté à l'infertilité, la tentation de se séparer se fait pressante. Soit pour avoir la descendance que l'on souhaite, soit pour donner à l'autre cette possibilité, dans un geste d'amour gratuit qui a comme conséquence l'éclatement du couple. Pourtant, il n'y a pas d'autre solution que de rester ensemble, si l'on aime. Les épreuves surmontées, autant, sinon plus, que les moments de joie et de plaisir, construisent le couple. C'est dans les difficultés, dans les passages à vide, dans les crises qui paraissent les plus insurmontables, que l'amour se fortifie. Pour cela deux choses sont nécessaires : le pardon et la confiance. Sans pardon, rien n'est possible. C'est en apprenant à se pardonner mutuellement, tout au long de leur vie que les conjoints vont approfondir leur relation. Demander pardon et accorder le pardon sont deux actes difficiles, qui demandent de l'humilité et de la longanimité (croire que l'autre vaut mieux que ce qu'il fait ou dit). Cela nécessite de puiser dans ses réserves d'amour et de tendresse, de mettre son amour-propre de côté pour dépasser les divergences, les souffrances et se rejoindre sur ce qui fait le coeur du couple. La confiance permet de relancer le couple. Elle redonne une autre chance au couple. L'amour ne peut pas vivre dans la crainte. Une confiance réciproque redonnée permet à l'amour de s'épanouir, et peut-être même d'en sortir grandi. Pourquoi vouloir sauver le couple ? Un autre conjoint ne pourrait-il pas faire mieux ? Il est certain qu'en changeant de partenaire la chance d'avoir des enfants s'accroit. Mais vaut-il mieux avoir des enfants avec n'importe qui, ou vivre sans enfant, ou en tout cas en se battant contre l'infertilité du corps et la stérilité du couple, avec celui ou celle que l'on aime ? Certaines personnes ont fait le choix de la séparation pour aller vivre leur fécondité charnelle ailleurs. D'autres ont préféré continuer à vivre une autre fécondité avec le conjoint qu'elles aimaient. Les premières ont laissé sur le carreau un conjoint souvent désespéré, les autres ont fait le choix de l'amour et ne le regrettent pas. Dans l'Eglise catholique on se marie "pour le bonheur et pour le pire, dans le bonheur et dans le malheur". Le bonheur on l'espère, on le croit acquis pour toujours. Le pire on le redoute, on ne veut pas y penser quand on se marie, on ne s'y prépare pas. Et quand les épreuves arrivent on a oublié que l'on s'était marié aussi "pour le pire". Et la moindre difficulté donne envie de rompre. Alors qu'elle est une chance pour le couple. L'amour même peut venir à manquer. Mais dans un couple on est deux, et quand l'un faiblit l'autre doit avoir de l'amour pour deux et souffler sur la braise pour faire redémarrer le feu. Ne confondons pas amour et désir. Dans l'infécondité le couple peut sentir un manque de désir de l'autre. C'est normal. Même si l'on ne pratique pas l'union des corps uniquement pour avoir un enfant, ce tiers reste toujours présent dans l'acte sexuel. Un manque de désir ne veut pas forcément dire un manque d'amour. Il faut bien entendu que ce moment difficile ne dure pas trop longtemps, car l'union des corps est aussi l'union de l'affectif, de l'intime, et rapproche les conjoints, et fortifie l'amour. L'amour est le ciment du couple. Il facilite tout au sein du couple. Car aimer c'est penser d'abord à l'autre avant soi. C'est considérer l'autre comme supérieur à soi-même, comme plus digne de vivre que soi. Aimer c'est trouver son plaisir à rendre l'autre heureux. Alors cherchons à nous rendre mutuellement heureux et la fécondité du couple viendra naturellement. |
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