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| ADOPTER UN ENFANT À L'ÉTRANGER | |||
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TITRE : Adopter un enfant à l'étranger
SOUS-TITRE : / AUTEUR : Edwige RUDE-ANTOINE Présentation : Docteur en droit, sociologue, chargée de recherche au CNRS. EDITEUR : Odile Jacob, 1999 COLLECTION : / Nb Pages : 285 TYPE : Ouvrage pratique NOTRE AVIS : Un livre qu'il faut lire si on veut adopter à l'étranger. Il apporte une grande ouverture d'esprit sur les différentes manières de confier un enfant à un autre couple. Il aborde les problèmes juridiques avec courage. L'auteur prend souvent des positions à contre courant des idées reçues, ou du socialement correct. Elle s'appuie sur des témoignages d'adoptant qui éclaire avantageusement notre réflexion. |
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| SOMMAIRE | |||
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I UNE FAMILLE POUR UN ENFANT
1) JE, NOUS DESIRONS UN ENFANT 2) HOMMES ET FEMMES ADOPTANTS AU PRÉSENT 3) JE, NOUS NOUS SOMMES TOURNÉS VERS L'ÉTRANGER 4) DE L'ENFANT RÊVÉ À L'ENFANT ADOPTÉ À L'ÉTRANGER La couleur de la peau, le handicap, leurs pays d'origine ?II L'ADOPTION AU GRÉ DU TEMPS ET DE L'ESPACE 1) SOCIETES TRADITIONNELLES ET TRANSFERTS D'ENFANT 2)L'ADOPTION, LES SOURCES MYTHIQUES ET RELIGIEUSES III DROITS ET MOEURS DE L'ADOPTION. D'UNE ETAPE A L'AUTRE 1) L'AGRÉMENT NATIONAL : UN MOYEN DE PROTECTION DE L'ENFANT 2) DE LA RECHERCHE À LA RENCONTRE DE L'ENFANT 3) LA CÉRÉMONIE JUDICIAIRE 4) CONNAÎTRE LE PASSÉ ET VIVRE LE PRÉSENT |
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| EXTRAITS | |||
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Une étude touchant un public diversifié autorise à conclure
que la stérilité est la première motivation de l'adoption plénière
d'un enfant déplacé de l'étranger. D'ailleurs, ce n'est pas un résultat
isolé.La littérature environnante dresse un tableau très proche.
L'objectif de protection de l'enfant par le biais de la démarche humanitaire
s'estompe au profit d'une recherche de résolution de la stérilité
d'un couple. Dans ces situations le désir des parents est prioritaire.
Certains auteurs parlent de dérive au sens où l'intérêt
de l'enfant viendrait après le besoin des parents de combler l'abscence d'enfant
au foyer. (pages 20-21)
Adopter avec des motivations uniquement altruistes, c'est pour beaucoup d'adoptants se tromper sur la démarche d'adoption. L'important est d'abord de se faire plaisir. Certains adoptants mettent même l'accent sur le fait qu'il ne faut pas confondre les deux démarches, adoptive et humanitaire. Dans ce dernier cas, ils suggèrent de faire plutôt appel au parrainage. Quant aux adoptants qui se réclament de la logique humanitaire, très peu nombreux, ils insistent sur le fait que toute adoption doit être précédée d'un désir d'être parent. L'adoption ne doit pas être inspirée par un entiment de pitié. En définitive, l'adoption internationale tend à perdre sa finalité première de protection de l'enfance. Le développement des techniques de procréation médicalement assistée a accru l'idée, qui n'est pas sans comporter quelques dangers, d'un droit à l'enfant, d'un droit à la parenté. Un changement s'est opéré inévitablement. Mais le désir d'enfant, comme l'a souligné Brigitte Trillat, n'est pas un droit subjectif. D'ailleurs, tout un courant, en désaccord avec la Convention internationale des droits de l'enfant, condamne cette nouvelle tendance. (Pages 22-23) La circulation des enfants est vieille comme le monde. Nous en avons pris conscience en nous immergeant au coeur des sociétés traditionnelles, des sources mythiques et religieuses. Nous avons pu retrouver le fil perdu de la mémoire et regarder ce qui s'attache solidement au destin des générations futures. Nous avons ainsi découvert comment ce qui est légué là va ensuite se transformer à son tour et subordonner des destinées et de individualités. En analysant les législations de tous horizons, nous avons pu mesurer la diversité des modèles d'adoption et avons évité d'enfermer ce phénomène dans une représentation unique sur laquelle est naturellement enclin à glisser le regard.L'adoption d'enfants venant de pays étranger répond à des préoccupations complexes faisant entrer en jeu à la fois la notion d'intérêt de l'enfant, la responsabilité des Etats d'origine et d'accueil protecteurs. Le droit doit gérer les nouvelles filiations et les affiliations qui ne s'enracinent ni dans l'alliance, ni dans le sang mais qui sont l'expression d'un désir d'enfant. Ainsi, tout au long de ce livre, nous avons observé comment le droit institue cette relation familiale entre les adoptants et un enfant déplacé de l'étranger. Nous avons soulevé les principaux problèmes et cherché comment contribuer à l'amélioration de la situation actuelle qui, à bien des égards, repose sur des incohérences. (Pages 231-232) |
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