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| L'HOMME PEUT-IL FABRIQUER L'HOMME ? | |||
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TITRE : L'homme peut-il fabriquer l'homme ?
SOUS-TITRE : Procréatique, morale et société AUTEUR : Docteur Roland Florentin Présentation : EDITEUR : Action Familiale et Scolaire, 1994 ? COLLECTION : Supplément au N0 111 Nb Pages : 100 TYPE : Document éthique NOTRE AVIS : Cette brochure a pour avantage d'aborder l'ensembe des problèmes se posant au croyant : les aspects techniques, religieux, mais aussi sociaux et de droit. Concernant cette dernière partie, malheureusement, elle a été écrite avant les lois bioéthiques de 1994. Mais les problèmes sont bien posés et méritent notre attention. On pourra regretter un ton trop "traditionnaliste", cela n'empêche pas que beaucoup d'arguments avançés sont à prendre en compte pour une vraie réflexion. |
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| SOMMAIRE | |||
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INTRODUCTION PREMIERE PARTIE : DONNEES BIOLOGIQUES FONDAMENTALES CHAPITRE I - BIOLOGIE DE LA FECONDATION CHAPITRE II - INTERVENTIONS MEDICALES DANS LES PROCESSUS NATURELS DE LA GENERATION CHAPITRE III - INDICATIONS - COMPLICATIONS - RESULTATS CHAPITRE IV - ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DES PMA DEUXIEME PARTIE : PROCREATIQUE ET SOCIETE CHAPITRE I - CONSEQUENCES ECONOMIQUES DE LA PROCREATIQUE CHAPITRE II - ASPECTS JURIDIQUES CHAPITRE III - RAPPORTS ET PROJETS DE LOI CHAPITRE IV - LE COMITE CONSULTATIF NATIONAL D'ETHIQUE (C.C.N.E) CHAPITRE V - L'EUGENISME A NOTRE PORTE TROISIEME PARTIE : PROCREATIQUE ET MORALE CHAPITRE I - NATURE ONTOLOGIQUE DE L'EMBRYON HUMAIN CHAPITRE II - RAPPELS DE MORALE CHAPITRE III - L'EGLISE CATHOLIQUE ET LA DEFENSE DE LA VIE DEBUTANTE CHAPITRE IV - LES POSITIONS DES DIVERSES RELIGIONS QUATRIEME PARTIE : MENACES SUR LA CIVILISATION - QUE FAIRE ? CHAPITRE I - COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ? CHAPITRE II - CONCLUSION : QUE FAIRE ? |
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| EXTRAITS | |||
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LES COMPLICATIONS
Tout acte médical entraîne un risque, dont la FIV n'est pas dépourvue. L'anesthésie générale que nécesite la coelioscopie est soumise au risque de toute anesthésie générale. De même les ponctions ovariennes, quand elles se font par voie transvaginale, peuvent provoquer des abcès disséquants de l'ovaire. Les désordres provoqués par l'hyperstimulation ovarienne sont plus fréquents. Les praticiens sont peu loquaces sur ce sujet. C'est souvent dans les couloirs des congrés, entre deux séances, que se font les confidences. Madame J.Belaisch-Allart craint de voir se développer d'ici vingt ans des cancers chez des femmes qui ont eu une stimulation hormonale en vue d'une FIV, spécialement celles, les plus nombreuses, qui n'ont pas eu de bébés (Françoise Laborie, Le magasin des enfants p.95). Cette stimulation peut aussi faire flamber des tumeurs ignorées : le journal médical anglais, The Lancet du 17 avril 1993, publie douze cas de cancers ovariens chez des femmes traitées par gonadotrophines. On a signalé aussi des tumeurs de l'hypophyse. Le concours médical faisait état, récemment, des mêmes risques de phlébites et d'embolies pulmonaires qu'avec les pilules contraceptives.
On sait que les grossesses multiples sont un facteur de pathologie pour les nouveaux nés : le transfert de trois embryons ou davantage se pratique régulièrement pour augmenter l'efficacité de la FIVETTE. 24% des accouchements après FIVETTE sont des accouchements multiples. Après FIVETTE, il y a trois fois plus de cas d'hypotrophie (enfants pesant moins de 2,5 kg à la naissance) La mortalité périnatale (c'est-à-dire du début de l'accouchement jusqu'à la fin du premier mois) est de 44,2 pour 1000 naissances après FIVETTE, quatre fois plus que le taux habituel). (p.25-26) L'ENSEIGNEMENT DE L'EGLISE
L'instruction Donum Vitae commence par un rappel doctrinal sur la personne humaine en citant un pasage du discours de Jean-Paul II du 29 octobre 1983 à l'assemblée générale de l'Association médicale mondiale. "Chaque personne humaine, dans sa singularité absolument unique, n'est pas seulement constituée par son esprit, mais par son corps. Ainsi dans le corps, et par le corps on touche la personalité humaine dans sa réalité concrète." Pour éviter de mal interpréter le double aspect de la personnalité humaine, esprit manifesté par un corps, il faut se reporter au chapitre traitant du concept ontologique de personne humaine ébauché au début de cette partie, en rappelant, en particulier, la mise en garde contre l'erreur fréquente d'attribuer les fonctions rationnelles et volitives à l'esprit seul, le corps assurant les fonctions biologiques. Redisons-le sous une autre forme : la personne humaine, dans son unité substantielle, est composée d'un corps et d'un esprit, la personne est corporelle et le corps est personnel. Ou encore, en prenant la fonction du langage dans son sens le plus général de communication interpersonnelle, le corps dit l'esprit. La Révélation ajoute à ces notions naturelles une dimension sur-naturelle : la personne humaine a une destinée divine et éternelle. On ne peut dans ces conditions lui dénier une dignité absolue et inconditionnelle. Du point de vue ontologique elle est quelqu'un et non pas quelque chose, un sujet et pas un objet. "La personne est le signe de ce qui est le plus parfait dans toute la nature" (St Thomas d'Aquin) Nous avons au premier chapitre de cette partie précisé la position du Magistère face à la question : l'embryon est-il une personne ? en soulignant que l'Eglise tenait à dissocier sa position morale de la réponse apportée à cette question philosophique et rappelait qu'il faut porter à l'être humain, dès sa conception, le respect dû à toute personne humaine. (p.79-80) |
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