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| Accueil/Bibliographie/Eglise / Le Don de la Vie | |||
| DONUM VITAE : LE DON DE LA VIE | |||
TITRE : Le don de la vie |
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| II INTERVENTIONS SUR LA PROCREATION HUMAINE
A-Fécondation artificielle hétérologue | |||
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1. Pourquoi la procréation humaine doit-elle avoir lieu dans le mariage ? 2. La fécondation artificielle hétérologue est-elle conforme à la dignité des époux et à la vérité du mariage ? 3. La maternité « de substitution » est-elle moralement licite ? | |||
| 1. Pourquoi la procréation humaine doit-elle avoir lieu dans le mariage ? | |||
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Tout être humain doit être accueilli comme un don et une
bénédiction de Dieu. Cependant, du point de vue moral, une procréation vraiment
responsable à l'égard de l'enfant à naître doit être le fruit du
mariage.
La procréation humaine possède en effet des caractéristiques spécifiques en vertu de la dignité personnelle des parents et des enfants : la procréation d'une personne nouvelle, par laquelle l'homme et la femme collaborent avec la puissance du Créateur, devra être le fruit et le signe de la donation mutuelle et personnelle des époux, de leur amour et de leur fidélité 34. La fidélité des époux, dans l'unité du mariage, comporte le respect réciproque de leur droit à devenir père et mère seulement l'un par l'autre. L'enfant a droit d'être conçu, porté, mis au monde et éduqué dans le mariage : c'est par la référence assurée et reconnue à ses parents qu'il peut découvrir son identité et mûrir sa propre formation humaine. Les parents trouvent dans l'enfant une confirmation et un accomplissement de leur donation réciproque : il est l'image vivante de leur amour, le signe permanent de leur union conjugale, la synthèse vivante et indissoluble de leur dimension paternelle et maternelle 35. En vertu de la vocation et des responsabilités sociales de la personne, le bien des enfants et des parents contribue au bien de la société civile ; la vitalité et l'équilibre de la société demandent que les enfants viennent au monde au sein d'une famille, et que celle-ci soit fondée sur le mariage d'une manière stable. La tradition de l’Eglise et la réflexion anthropologique reconnaissent dans le mariage et dans son unité indissoluble le seul lieu digne d'une procréation vraiment responsable. |
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| 2. La fécondation artificielle hétérologue est-elle conforme à la dignité des époux et à la vérité du mariage ? | |||
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Dans la Fivete et l'insémination artificielle hétérologues, la
conception humaine est obtenue par la rencontre des gamètes d'au moins un
donneur autre que les époux unis dans le mariage. La fécondation artificielle
hétérologue est contraire à l'unité du mariage, à la dignité des époux, à
la vocation propre des parents et au droit de l'enfant à être conçu et
mis au monde dans le mariage et par le mariage 36.
Le respect de l'unité du mariage et de la fidélité conjugale exige que l'enfant soit conçu dans le mariage ; le lien entre les conjoints attribue aux époux, de manière objective et inaliénable, le droit exclusif à ne devenir père et mère que l'un par l'autre 37. Le recours aux gamètes d'une tierce personne, pour disposer du sperme ou de l'ovule, constitue une violation de l'engagement réciproque des époux et un manquement grave à l'unité, propriété essentielle du mariage. La fécondation artificielle hétérologue lèse les droits de l'enfant, le prive de la relation filiale à ses origines parentales, et peut faire obstacle à la maturation de son identité personnelle. Elle constitue en outre une offense à la vocation commune des époux appelés à la paternité et à la maternité ; elle prive objectivement la fécondité conjugale de son unité et de son intégrité ; elle opère et manifeste une rupture entre parenté génétique, parenté «gestationnelle » et responsabilité éducative. Cette altération des relations personnelles à l'intérieur de la famille se répercute dans la société civile : ce qui menace l'unité et la stabilité de la famille est source de dissensions, de désordre et d'injustices dans toute la vie sociale. Ces raisons conduisent à un jugement moral négatif sur la fécondation artificielle hétérologue : sont donc moralement illicites la fécondation d'une femme mariée par le sperme d'un donneur autre que son mari, et la fécondation par le sperme du mari d'un ovule qui ne provient pas de son épouse. En outre, la fécondation artificielle d'une femme non mariée, célibataire ou veuve, quel que soit le donneur, ne peut être moralement justifiée. Le désir d'avoir un enfant, l'amour entre les époux qui souhaitent remédier à une stérilité autrement insurmontable, constituent des motivations compréhensibles ; mais les intentions subjectivement bonnes ne rendent la fécondation artificielle hétérologue ni conforme aux propriétés objectives et inaliénables du mariage, ni respectueuse des droits de l'enfant et des époux. |
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| 3. La maternité « de substitution »* est-elle moralement licite ? | |||
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Non, pour les mêmes raisons qui conduisent à refuser la fécondation artificielle hétérologue : elle est en effet contraire à l'unité du mariage et à la dignité de la procréation de la personne humaine. La maternité de substitution représente un manquement objectif aux obligations de l'amour maternel, de la fidélité conjugale et de la maternité responsable ; elle offense la dignité de l'enfant et son droit à être conçu, porté, mis au monde et éduqué par ses propres parents ; elle instaure, au détriment des familles, une division entre les éléments physiques, psychiques et moraux qui les constituent. |
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| NOS COMMENTAIRES | |||
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Le Magistère ne comprend le mariage que définitif, donc stable. Toutefois, en France, ainsi que dans la plupart des pays dits «occidentaux» le taux de divorces est phénoménal : de l'ordre du tiers ou de la moitié des mariages. Ce qui implique donc des remariages, ou en tout cas des familles dites « recomposées ». Cela implique deux choses : le mariage n'est pas beaucoup plus stable que la vie commune, et la notion de parentalité est complètement chamboulée. Les enfants considèrent comme étant leurs parents ceux avec lesquels ils vivent le plus longtemps, les parents biologiques n'étant que de peu d'importance. De ce fait, les adultes voulant devenir parents n'attachent plus d'importance à la provenance des gamètes, et contestent la position de l'Eglise, qui s'attache à rester à l'intérieur du couple marié. L'Eglise prend comme principe de base qu'il ne faut pas rompre la cohérence de la chaîne de la conception : mariage, relations sexuelles, conception et naissance. Toute interruption de cette chaîne est considérée comme mauvaise. Il faut savoir que beaucoup de couples ayant recours aux mères porteuses pour le cas a) (voir plus bas), par exemple dans le cas d'une absence d'utérus, considèrent comme éthiquement incorrect d'avoir recours à elles dans le cas b) (Insémination de la mère porteuse). Quel que soit le cas de la maternité de substitution, il est très dommageable pour la famille de la mère porteuse, en particulier pour les enfants, qui voient leur mère enceinte, leur faire un petit frère, ou une petite soeur, mais qui ne fera jamais partie de la famille. |
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| VOCABULAIRE | |||
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* Sous l'appellation de « mère substitutive »,
l'Instruction entend désigner :
a) la femme qui porte un embryon implanté dans son utérus, mais qui lui est génétiquement étranger, parce qu'obtenu par l'union des gamètes de « donneurs », avec l'engagement de remettre l'enfant une fois né à la personne ayant commissionné ou stipulé cette gestation b) la femme qui porte un embryon à la procréation duquel elle a contribué par le don d'un ovule, fécondé par insémination artificielle avec le sperme d'un homme autre que son mari, avec l'engagement de remettre l'enfant une fois né à la personne ayant commissionné ou stipulé cette gestation. |
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| NOTES | |||
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