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| Accueil/Bibliographie/Eglise / Le Don de la Vie | |||
| DONUM VITAE : LE DON DE LA VIE | |||
TITRE : Le don de la vie |
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| II INTERVENTIONS SUR LA PROCREATION HUMAINE
B-Fécondation artificielle homologue 5. La fécondation homologue "in vitro " est-elle moralement licite ? | |||
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La réponse à cette question est strictement dépendante des
principes qui viennent d'être rappelés. Assurément, on ne peut pas ignorer les
légitimes aspirations des époux stériles ; pour certains, le recours à la Fivete
homologue semble l'unique moyen d'obtenir un enfant sincèrement désiré : on se
demande si dans ces situations, la globalité de la vie conjugale ne suffit pas à
assurer la dignité qui convient à la procréation humaine. On reconnaît que la
Fivete ne peut certainement pas suppléer à l'absence des rapports conjugaux 47
et ne peut pas être préférée, vu les risques qui peuvent se produire pour
l'enfant et les désagréments de la procédure, aux actes spécifiques de l'union
conjugale. Mais on se demande également si, dans l'impossibilité de remédier
autrement à la stérilité, cause de souffrance, la fécondation homologue in
vitro ne peut pas constituer une aide, sinon même une thérapie, dont la
licéité morale pourrait être admise.
Le désir d'un enfant - ou du moins la disponibilité à transmettre la vie - est une requête moralement nécessaire à une procréation humaine responsable. Mais cette intention bonne ne suffit pas pour donner une appréciation morale positive sur la fécondation in vitro entre époux. Le procédé de la Fivete doit être jugé en lui-même, et ne peut emprunter sa qualification morale définitive ni à l'ensemble de la vie conjugale dans laquelle il s'inscrit, ni aux actes conjugaux qui peuvent le précéder ou le suivre 48. On a déjà rappelé que dans les circonstances où elle est habituellement pratiquée, la Fivete implique la destruction d'êtres humains, fait contraire à la doctrine citée plus haut sur l'illicéité de l'avortement 49. Pourtant, même dans le cas où toute précaution serait prise pour éviter la mort d'embryons humains, la Fivete homologue réalise la dissociation des gestes qui sont destinés à la fécondation humaine par l’acte conjugal. La nature propre de la Fivete homologue devra donc aussi être considérée, abstraction faite du lien avec l'avortement provoqué. La Fivete homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l'activité technique déterminent le succès de l’intervention : elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants. La conception in vitro est le résultat de l'action technique qui préside à la fécondation ; elle n'est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l'expression et le fruit d'un acte spécifique de l'union conjugale. Donc la Fïvete homologue, même considérée dans le contexte de rapports conjugaux effectifs, la génération de la personne humaine est objectivement privée de sa perfection propre : celle d'être le terme et le fruit d'un acte conjugal, dans lequel les époux peuvent devenir " coopérateurs de Dieu pour le don de la vie à une autre nouvelle personne " 50. Ces raisons permettent de comprendre pourquoi l'acte de l'amour conjugal est considéré dans l'enseignement de l'Eglise comme l'unique lieu digne de la procréation humaine. Pour les mêmes raisons, le " simple case ", c'est-à-dire une procédure de Fivete homologue purifiée de toute compromission avec la pratique abortive de la destruction d'embryons et avec la masturbation, demeure une technique moralement illicite, parce qu'elle prive la procréation humaine de la dignité qui lui est propre et connaturelle. Certes, la Fivete homologue n'est pas affectée de toute la négativité éthique qui se rencontre dans la procréation extra-conjugale ; la famille et le mariage continuent à constituer le cadre de la naissance et de l'éducation des enfants. Cependant, en conformité avec la doctrine traditionnelle sur les biens du mariage et la dignité de la personne, l’église demeure opposée, du point de vue moral, à la fécondation homologue in vitro ; celle-ci est en elle-même illicite et, contraire à la dignité de la procréation et de l'union conjugale, même quand tout est mis en oeuvre pour éviter la mort de l'embryon humain. Bien qu'on ne puisse pas approuver la modalité par laquelle est obtenue la conception humaine dans la Fivete, tout enfant qui vient au monde devra cependant être accueilli comme un don vivant de la Bonté divine et être éduqué avec amour. |
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| NOS COMMENTAIRES | |||
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Le Magistère répond ici aux couples, et à certains conseillers conjugaux,
qui pensent que l'important ce n'est pas le moyen d'arriver à l'enfant, mais
l'environnement dans lequel il vient au monde. Comme nous le disait un de nos curés :
"Vous êtes un couple stable, vous vous aimez, vous avez des relations conjugales, vous
êtes actifs dans la paroisse, cela suffit pour accepter l'AMP pour vous." et un rabin : "Dieu
a dit 'Croissez et multipliez', il n'a pas précisé comment".
Le Magistère reconnait que désirer un enfant est une bonne chose, mais ne reconnait pas que la fin justifie les moyens. Même lorsque la FIV est précédée ou suivie immédiatement des relations sexuelles, procédé souvent appliqué par les couples pour "laisser sa chance à Dieu", il considère que la technique en elle-même est mauvaise, car elle donne un pouvoir total aux médecins sur la génération humaine, et n'est pas le fruit direct de l'amour du couple. Beaucoup de couples pensent réduire tous les problèmes éthiques en prélevant les spermatozoïdes directement dans les testicules, et en ne produisant que le nombre d'embryons nécessaires à la réimplantation. Mais en dehors de ces problèmes éthiques réels, la FIV pose celui de la dissociation entre l'acte sexuel et la procréation. C'est pourquoi le Magistère n'approuve pas la FIV homologue, même s'il reconnait que la FIV homologue est moins grave que l'AMP hétérologue, car on reste dans le cadre du couple. La fin de ce paragraphe est très importante : tout enfant venu au monde a droit à l'amour de ses parents et à la sollicitude maternelle de l'Eglise, quel que soit les moyens mis en oeuvre pour ce faire. Nul n'est autorisé à condamner un enfant du fait de sa conception hors norme. C'est donc à chaque couple de décider en conscience si les limites qu'il s'autorise sont néanmoins conformes à l'enseignement de l'Evangile, et qu'il peut pratiquer la FIV, malgré la mise en garde du Magistère. |
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| NOTES | |||
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