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| DONUM VITAE : LE DON DE LA VIE | |||
TITRE : Le don de la vie |
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| II INTERVENTIONS SUR LA PROCREATION HUMAINE
B-Fécondation artificielle homologue 6. Comment apprécier moralement l'insémination artificielle homologue ? | |||
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L'insémination artificielle homologue à l'intérieur du
mariage ne peut être admise, sauf dans le cas où le moyen technique ne se
substitue pas à l'acte conjugal, mais apparaît comme une facilité et une
aide pour que celui-ci rejoigne sa fin naturelle.
L'enseignement du Magistère à ce sujet a déjà été explicité : 51 il n'est pas seulement expression de circonstances historiques particulières, mais se fonde sur la doctrine de l'Eglise au sujet du lien entre union conjugale et procréation, et sur la considération de la nature personnelle de l'acte conjugal et de la procréation humaine. "L'acte conjugal dans sa structure naturelle est une action personnelle, une coopération simultanée et immédiate des époux, laquelle, du fait même de la nature des agents et du caractère de l'acte, est l'expression du don réciproque qui, selon la parole de l'Ecriture, réalise l'union en une seule chair " 52. Pour autant, la conscience morale "ne proscrit pas nécessairement l'emploi de certains moyens artificiels destinés uniquement soit à faciliter l'acte naturel, soit à faire atteindre sa fin à l'acte naturel normalement accompli " 53. Si le moyen technique facilite l'acte conjugal ou l'aide à atteindre ses objectifs naturels, il peut être moralement admis. Quand, au contraire, l'intervention se substitue à l'acte conjugal, elle est moralement illicite. L'insémination artificielle substituant l'acte conjugal est proscrite en vertu de la dissociation volontairement opérée entre les deux significations de l'acte conjugal. La masturbation, par laquelle on se procure habituellement le sperme, est un autre signe de cette dissociation : même quand il est posé en vue de la procréation, le geste demeure privé de sa signification unitive. « Il lui manque [...] la relation sexuelle requise par l'ordre moral, celle qui réalise, "dans le contexte d'un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine" » 54. |
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| NOS COMMENTAIRES | |||
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A première lecture on peut penser que le Magistère autorise l'IAC, si le couple a des relations sexuelles, et interdit l'IAC si c'est pour se substiuer à l'absence de relations sexuelles dans le couple. Dans une deuxième temps on remarque que le document autorise uniquement les "moyens techniques" qui "facilitent l'acte conjugal ou l'aide à atteindre ses objectifs naturels". Autrement dit, des techniques contre l'impuissance, ou facilitent la fertilité de la femme ou du mari. On est loin de l'insémination artificielle ! Néanmoins le couple peut légitimement se sentir autorisé à pratiquer l'IAC quand celle-ci n'est pas un moyen d'éviter les relations conjugales pour avoir un enfant. D'autant que cette position est soutenue par de nombreux théologiens de bonne renommée. |
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| VOCABULAIRE | |||
| NOTES | |||
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