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| DONUM VITAE : LE DON DE LA VIE | |||
TITRE : Le don de la vie |
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8. La souffrance provenant de la stérilité conjugale. | |||
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La souffrance des époux qui ne peuvent avoir d'enfants ou
qui craignent de mettre au monde un enfant handicapé est une souffrance
que tous doivent comprendre et apprécier comme il convient.
De la part des époux, le désir d'un enfant est naturel il exprime la vocation à la paternité et à la maternité inscrite dans l’amour conjugal. Ce désir peut être plus vif encore si le couple est frappé d'une stérilité qui semble incurable. Cependant, le mariage ne confère pas aux époux un droit à avoir un enfant, mais seulement le droit de poser les actes naturels ordonnés de soi à la procréation 57. Un droit véritable et strict à l'enfant serait contraire à sa dignité et à sa nature. L'enfant n'est un dû et il ne peut être considéré comme objet de propriété: il est plutôt un don « le plus grand », 58 et le plus gratuit du mariage, témoignage vivant de la donation réciproque de ses parents. A ce titre, l'enfant a le droit - comme on l'a rappelé - d'être le fruit de l'acte spécifique de l'amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d'être respecté comme personne dès le moment de sa conception. Toutefois la stérilité, quels qu'en soient la cause et le pronostic, est certainement une dure épreuve. La communauté des croyants est appelée à éclairer et à soutenir la souffrance de ceux qui ne peuvent réaliser une légitime aspiration à la paternité et à la maternité. Les époux qui se trouvent dans ces situations douloureuses sont appelés à y découvrir l'occasion d'une participation particulière à la Croix du Seigneur, source de fécondité spirituelle. Les couples stériles ne doivent pas oublier que « même quand la procréation n'est pas possible, la vie conjugale ne perd pas pour autant sa valeur. La stérilité physique peut être l'occasion pour les époux de rendre d'autres services importants à la vie des personnes humaines, tels par exemple que l'adoption, les formes diverses d'oeuvres éducatives, l'aide à d'autres familles, aux enfants pauvres ou handicapés » 59 De nombreux chercheurs se sont engagés dans la lutte contre la stérilité. Tout en sauvegardant pleinement la dignité de la procréation humaine, certains sont arrivés à des résultats qui semblaient auparavant impossibles à atteindre. Les hommes de science doivent donc être encouragés à poursuivre leurs recherches, afin de prévenir les causes de la stérilité et de pouvoir la guérir, de sorte que les couples stériles puissent réussir à procréer dans le respect de leur dignité personnelle et de celle de l'enfant à naître. |
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| NOS COMMENTAIRES | |||
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Le Magistère reconnaît que la souffrance de ne pas pouvoir mettre un enfant au monde
est une épreuve douloureuse. Toutefois, elle ne considère pas que cette souffrance
légitime les moyens mis en oeuvre pour la faire taire.
A cette souffrance conjugale, elle propose comme modèle celle du Christ en Croix. Langage très dur à entendre pour la grande majorité des couples chrétiens, qui ne se sont pas mariés pour partager la souffrance du Christ, mais pour vivre le bonheur à deux et en famille. Cette manière mystique de voir la fécondité conjugale, reliée à la fécondité de la Croix ne peut être entendue que par des couples déjà fortement engagés sur la voie de la perfection. Au couple chrétien d'aujourd'hui, il est très difficile de tenir ce langage, qui ne peut être compris qu'après de longues méditations sur la Passion du Christ et ses fruits. L'Instruction ne propose ensuite aux couples comme voies de fécondité que des engagements exigeants. Mais le couple chrétien n'est pas forcément préparé à se dévouer aux enfants pauvres ou handicapés, ni même à aller chercher un enfant au bout du monde. L'Instruction pêche ici par manque d'imagination, et de pastorale maternelle vis-à-vis de ces couples en détresse. Toutefois, le Magistère reconnaît que ces couples ont besoin d'être aidés, et recommande à tous de les éclairer et de les soutenir. Il faut reconnaître que depuis 1987 très peu de choses ont été faites pour leur venir en aide au niveau des diocèses. La pastorale familiale les a délibérément abandonnés à leur propre conscience, ouvrant ainsi la porte à tous les abus, et à la séparation des couples. |
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| VOCABULAIRE | |||
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| NOTES | |||