Alliance et Fécondité
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Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION
Les enfants, printemps de la famille et de la société
1. Le don de la vie

"C'est toi qui a créé mes reins, qui m’a tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis: étonnantes sont tes oeuvres, toute mon âme le sait. Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre. J’étais encore inachevé, tu me voyais; sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit!"(Ps.139, 13-15).

Réflexion

Don pour les parents.

Mais est-il vrai que le nouvel être humain est un don pour les parents? Que c’est un don pour la société? Apparemment rien ne semble l’indiquer. La naissance d’un homme paraît être parfois une simple donnée statistique. Certes, la naissance d’un enfant signifie, pour les parents, des fatigues à venir, de nouvelles charges économiques, d’autres contraintes pratiques: autant de motifs qui peuvent susciter en eux la tentation de ne pas désirer une autre naissance. Dans certains milieux sociaux et culturels, cette tentation se fait plus forte. L’enfant n’est donc pas un don? Vient-il seulement pour prendre et non pour donner? Voilà quelques questions inquiétantes, dont l’homme d’aujourd’hui a du mal à se libérer. L’enfant vient prendre de la place, alors que dans le monde l’espace semble se faire toujours plus rare. Mais est-il vrai qu’il n’apporte rien à la famille et à la société? Ne serait-il pas un "élément" du bien commun sans lequel les communautés humaines se désagrègent et risquent la mort? Comment le nier? L’enfant fait don de lui-même à ses frères, à ses sœurs, à ses parents, à toute sa famille. Sa vie devient un don pour les auteurs mêmes de la vie, qui ne pourront pas ne pas sentir la présence de leur enfant, sa participation à leur existence, son apport à leur bien commun et à celui de la communauté familiale. C’est là une vérité qui demeure évidente dans sa simplicité et sa profondeur, malgré la complexité, et aussi l’éventuelle pathologie, de la structure psychologique de certaines personnes.

Doutes et perplexités

Le progrès scientifique et technique, auquel l’homme contemporain contribue continuellement en dominant la nature, n’engendre pas seulement l’espérance d’arriver à une humanité ‘améliorée’, mais génère aussi une angoisse toujours plus forte quant à l’avenir. Certains se demandent si vivre est un bien, et s’il ne serait pas préférable de ne pas être nés: ils se demandent donc s’il est permis d’appeler à la vie d’autres hommes qui pourraient en venir à maudire leur existence dans un monde cruel, dont les terreurs ne sont pas même prévisibles. Les uns pensent être les uniques destinataires des avantages de la technique et en excluent les autres, auxquels sont imposés des moyens contraceptifs ou des pratiques encore pires. D’autres encore, emprisonnés dans une mentalité de consommation et ayant l’unique préoccupation d’accroître continuellement les biens matériels, finissent par ne plus comprendre et donc par refuser la richesse spirituelle d’une nouvelle vie humaine. C’est ainsi qu’est né un esprit contraire à la vie (anti-life mentality) qui apparaît dans beaucoup de questions actuelles: que l’on pense, par exemple, à une certaine panique dérivant des études faites par les écologistes et les futurologues sur la démographie, qui parfois exagèrent le péril de la croissance démographique pesant sur la qualité de la vie.

Oui à la vie.

Mais l’Eglise croit fermement que la vie humaine, même faible et souffrante, est toujours un magnifique don du Dieu de bonté. Contre le pessimisme et l’égoïsme qui obscurcissent le monde, l’Eglise prend parti pour la vie, et dans chaque vie humaine elle sait découvrir la splendeur de ce "Oui", de cet "Amen" qu’est le Christ. Au "non" qui envahit et attriste le monde, elle oppose ce "Oui" vivant, défendant ainsi l’homme et le monde contre ceux qui menacent la vie et lui portent atteinte. L’Eglise est appelée à manifester sa volonté de promouvoir la vie humaine par tous les moyens et de la défendre contre toute menace, en quelque condition et à quelque stade de développement qu’elle se trouve. C’est pourquoi l’Eglise condamne comme une grave offense à la dignité humaine et à la justice toutes les activités des gouvernements ou des autres autorités publiques qui essaient de limiter en quelque manière la liberté des conjoints dans leurs décisions concernant les enfants.

(Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur)

Dialogue
  • Est-ce que tout enfant est pour nous un don? Est-ce que nous nous laissons prendre par la mentalité courante qui n’en veut pas, en particulier s’il a été conçu à la suite d’une violence sexuelle ou s’il est handicapé?
  • Quelle est notre attitude vis-à-vis des parents qui ont de la difficulté à accueillir le don de l’enfant? Sommes nous prompts à les aider?