Alliance et Fécondité 


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Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION
Les enfants, printemps de la famille et de la société
10. Le droit des enfants à être aimés, accueillis et éduqués en famille 
"Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur: cela est juste. Honore ton père et ta mère, tel est le premier commandement auquel soit attachée une promesse: pour que tu t’en trouves bien et jouisse d’une longue vie sur la terre. Et vous, parents, n’exaspérez pas vos enfants, mais usez, en les éduquant, de corrections et de semonces qui s’inspirent du Seigneur » (Eph.6, 1-4).

Réflexion

École d'humanité.


La famille est en quelque sorte une école d’enrichissement humain. Mais, pour qu’elle puisse atteindre la plénitude de sa vie et de sa mission, elle exige une communion des âmes empreinte d’affection, une mise en commun des pensées entre les époux et aussi une attentive coopération des parents dans l’éducation des enfants. La présence agissante du père importe grandement à leur formation; mais il faut aussi permettre à la mère, dont les enfants, surtout les plus jeunes, ont tant besoin, de prendre soin de son foyer.


La tâche éducative de la famille trouve ses racines dans sa participation à l’œuvre créatrice de Dieu. Les parents, parce qu’ils ont donné la vie à leurs enfants, ont la très grave obligation de les élever et, à ce titre, doivent être reconnus comme leurs premiers et principaux éducateurs. Le rôle éducatif des parents est d’une telle importance que, en cas de défaillance de leur part, il peut difficilement être suppléé. C’est aux parents, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l’amour et le respect envers Dieu et les hommes, telle qu’elle favorise l’éducation totale, personnelle et sociale, de leurs enfants. La famille est donc la première école des vertus sociales nécessaires à toute société.

 

Les premiers et principaux éducateurs.

Le droit et le devoir d’éducation sont pour les parents quelque chose d’essentiel, de par leur lien avec la transmission de la vie; quelque chose d’original et de primordial, par rapport au devoir éducatif des autres, en raison du caractère unique du rapport d’amour existant entre parents et enfants; quelque chose d’irremplaçable et d’inaliénable, qui ne peut donc être totalement délégué à d’autres ni usurpé par d’autres. Outre ces caractéristiques, on ne peut oublier que l’élément le plus radical, de nature à qualifier le devoir éducatif des parents, est l’amour paternel et maternel, qui trouve dans l’œuvre de l’éducation son accomplissement en complétant et en perfectionnant pleinement leur service de la vie. De source qu’il était, l’amour des parents devient ainsi l’âme et donc la norme qui inspirent et guident toute l’action éducative concrète, en l’enrichissant des valeurs de douceur, de constance, de bonté, de service, de désintéressement, d’esprit de sacrifice, qui sont les fruits les plus précieux de l’amour.

Pour les parents chrétiens, la mission éducative trouve aussi sa source, d’une manière nouvelle et spécifique, dans le sacrement de mariage, qui les consacre à l’éducation proprement chrétienne des enfants et les appelle donc à participer à l’autorité et à l’amour mêmes de Dieu Père et du Christ Pasteur, tout comme à l’amour maternel de l’Eglise, afin qu’ils puissent aider leurs enfants dans leur croissance humaine et chrétienne.

Les parents sont donc les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants et ils ont aussi une compétence fondamentale dans ce domaine: ils sont éducateurs parce que parents. Ils partagent leur mission éducative avec d’autres personnes et d’autres institutions, comme l’Eglise et l’Etat; toutefois cela doit toujours se faire suivant une juste application du principe de subsidiarité. En vertu de ce principe, il est légitime, et c’est même un devoir, d’apporter une aide aux parents. En effet, les parents ne sont pas en mesure de répondre seuls à toutes les exigences du processus éducatif dans son ensemble, particulièrement en ce qui concerne l’instruction et le vaste secteur de la socialisation. Toutes les autres personnes qui prennent part au processus éducatif ne peuvent agir qu’au nom des parents, avec leur consentement et même, dans une certaine mesure, parce qu’ils en ont été chargés par eux.

Les valeurs essentielles.

Les parents doivent, avec confiance et courage, former leurs enfants au sens des valeurs essentielles de la vie humaine. Les enfants doivent grandir dans une juste liberté devant les biens matériels, en adoptant un style de vie simple et austère, bien convaincus que l’homme vaut plus par ce qu’il est que par ce qu’il a. Entre les individualismes et les égoïsmes de toute sorte, les enfants doivent acquérir le sens de la justice véritable - qui seule conduit au respect de la dignité personnelle de chacun - et davantage encore le sens de l’amour authentique, qui est fait d’attention sincère et de service désintéressé à l’égard des autres, en particulier des plus pauvres et des plus nécessiteux.

(Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur)

Dialogue
  • Pourquoi les parents sont-ils les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants?
    En quel sens y a-t-il responsabilité de l’école, de l’Eglise, de l’Etat en la matière?
  • Quelles sont les valeurs centrales dans la tâche des éducateurs?
    Y-a-t-il une différence entre enseigner et éduquer?

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