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| Accueil / L'Eglise et les enfants / Préparation jubilé des familles 2000 / L'éducation sexuelle de l'enfant: vérité et signification | |||
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Les enfants, printemps de la famille et de la société JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION 11. L'éducation sexuelle de l'enfant: vérité et signification |
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| « Enfin, frères, tout ce qu’il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d’aimable, d’honorable, tout ce qu’il peut y avoir de bon dans la vertu et la louange humaines, voilà ce qui doit vous préoccuper » (Phil., 4,8). | |||
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Réflexion | |||
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L’éducation à l’amour.
L’éducation à l’amour comme don de soi représente l’indispensable préliminaire pour
les parents appelés à donner à leurs enfants une éducation sexuelle claire et délicate.
Le service éducatif des parents visera fermement une culture sexuelle vraiment et
pleinement axée sur la personne: la sexualité, en effet, est une richesse de la
personne tout entière - corps, sentiments et âme - et manifeste sa signification
intime en la portant au don de soi dans l’amour. L’éducation sexuelle - droit et
devoir fondamentaux des parents - doit toujours se réaliser sous leur conduite attentive,
tant à la maison que dans les centres d’éducation choisis et contrôlés
par eux.
L’école coopère à l’éducation sexuelle, en se plaçant dans l’esprit qui anime les
parents.
Il n’est absolument pas question de renoncer à l’éducation à la chasteté, vertu
qui développe la maturité authentique de la personne, en la rendant capable de respecter
et de promouvoir la signification nuptiale du corps.
Bien plus, les parents chrétiens réserveront une attention et un
soin particuliers
à l’éducation à la virginité comme forme suprême du don de soi. Le rôle
de
l’éducation est de conduire les enfants à la connaissance et à l’estime des normes
morales comme garantie nécessaire et précieuse d’une croissance personnelle responsable
dans la sexualité humaine.
Une certaine forme d’information sexuelle ne tenant aucun compte des principes moraux
et si souvent diffusée aujourd’hui, ne serait rien d’autre qu’une introduction à
l’expérience du plaisir, même à l’âge de l’innocence, en ouvrant la voie au vice.
Difficultés provenant de l’ambiance culturelle.
A notre époque se manifeste une profonde "crise de la vérité" et, en premier lieu,
une "crise des concepts". Les termes "amour", "liberté", "don désintéressé", et
même ceux de "personne", de "droits de la personne", expriment-ils vraiment ce que
par nature ils signifient ? C’est seulement si la vérité sur la liberté et la communion
des personnes dans le mariage et dans la famille retrouve sa splendeur, qu’avancera
réellement l’édification de la civilisation de l’amour.
L’utilitarisme est une civilisation de la production et de la jouissance, une civilisation
des "choses" et non des "personnes", une civilisation dans laquelle les personnes
sont utilisées comme on utilise des choses. La femme peut devenir pour l’homme un
objet, les enfants, une gêne pour les parents, la famille, une institution encombrante
pour la liberté des membres qui la composent.
Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner
certains programmes d’éducation sexuelle, introduits dans les écoles souvent malgré
l’avis contraire et même les protestations de nombreux parents; ou bien les tendances
à favoriser l’avortement qui cherchent en vain à se dissimuler sous le soi-disant
"droit de choisir" ("pro choice"). Le soi-disant "sexe sûr", promu par la "civilisation
technique", en réalité, du point de vue de tout ce qui est essentiel pour la personne,
n’est radicalement pas en sécurité, et il est même gravement dangereux.
Un amour qui n’est pas "beau", c’est-à-dire qui se trouve réduit à la seule satisfaction
de la concupiscence (cf. 1 Jn 2, 16), ou à un "usage" mutuel de l’homme et de la
femme, rend les personnes esclaves de leurs faiblesses. A notre époque, certains
"programmes culturels" ne mènent-ils pas vers un tel esclavage? Ce sont des programmes
qui "jouent" sur les faiblesses de l’homme, le rendant ainsi toujours plus faible
et sans défense.
Préparer aux rapports avec les autres.
Dans l’éducation, il ne faut pas négliger non plus la question essentielle du discernement
de la vocation et, dans ce cadre, particulièrement de la préparation à la vie conjugale.
Il ne faut pas oublier que la préparation à la future vie de couple est surtout une tâche de la famille. En effet, la préparation éloignée commence dès l’enfance,
selon la sage pédagogie familiale qui vise à conduire les enfants à se découvrir
eux-mêmes comme doués d’une psychologie à la fois riche et complexe, et d’une personnalité
particulière, avec ses propres forces et aussi ses faiblesses. C’est la période
durant laquelle on inculque peu à peu l’estime pour toute valeur humaine
authentique, dans les rapports interpersonnels comme dans les rapports sociaux, avec ce que cela
comprend pour la formation du caractère, pour la maîtrise de soi et l’usage correct
de ses propres inclinations, pour la manière de considérer et de rencontrer les
personnes de l’autre sexe. (Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur) | |||
| Dialogue | |||
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