Alliance et Fécondité 


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Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION
Les enfants, printemps de la famille et de la société
2. Les enfants: signe et fruit de l'amour conjugal

"Des fils, voilà ce que donne le Seigneur, des enfants, la récompense qu’il accorde;comme des flèches aux mains d'un guerrier, ainsi les fils de la jeunesse. Heureux l’homme vaillant qui a garni son carquois de telles armes! S’ils affrontent leurs ennemis sur la place, ils ne seront pas humiliés"(Ps.127,3-4).

Réflexion

L'image divine dans l'homme.

En créant l’homme et la femme à son image et ressemblance, Dieu couronne et porte à sa perfection l’œuvre de ses mains: il les appelle à participer spécialement à son amour et aussi à son pouvoir de Créateur et de Père, moyennant leur coopération libre et responsable pour transmettre le don de la vie humaine. Le but fondamental de la famille est le service de la vie, la réalisation, tout au long de l’histoire, de la bénédiction de Dieu à l’origine, en transmettant l’image divine d’homme à homme, dans l’acte de la génération (Cf Gen 5,1-3).

La fécondité est le fruit et le signe de l’amour conjugal, le témoignage vivant de la pleine donation réciproque des époux: dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille.

La fécondité de l’amour conjugal ne se réduit pas à la seule procréation des enfants, même entendue en son sens spécifiquement humain: elle s’élargit et s’enrichit de tous les fruits de vie morale, spirituelle et surnaturelle que le père et la mère sont appelés à donner à leurs enfants et, à travers eux, à l’Eglise et au monde.

La doctrine de l’Eglise est placée aujourd’hui dans une situation sociale et culturelle qui la rend à la fois plus difficile à comprendre mais aussi plus pressante et irremplaçable pour promouvoir le bien véritable de l’homme et de la femme.

La logique du don.

Quand, dans le mariage, l’homme et la femme se donnent et se reçoivent réciproquement dans l’unité d’"une seule chair", la logique du don désintéressé entre dans leur vie. Sans elle, le mariage serait vide, alors que la communion des personnes, édifiée suivant cette logique, devient la communion des parents. Quand les époux transmettent la vie à leur enfant, un nouveau "tu" humain s’inscrit sur l’orbite de leur "nous", une personne qu’ils appelleront d’un nom nouveau: "Notre fils; notre fille". "J’ai acquis un homme de par le Seigneur" (Gn 4, 1), dit Eve, la première femme de l’histoire: un être humain, d’abord attendu pendant neuf mois puis manifesté aux parents, aux frères et sœurs. Le processus de la conception et du développement dans le sein maternel, de l’accouchement, de la naissance, tout cela sert à créer comme un espace approprié pour que la nouvelle créature puisse se manifester comme don, car c’est ce qu’elle est dès le début. Cet être fragile et sans défense, dépendant de ses parents pour tout et entièrement remis à leurs soins, pourrait-il être désigné autrement? Le nouveau-né se donne à ses parents par le fait même de venir au jour. Son existence est déjà un don, le premier don du Créateur à la créature.

L’enfant n’est pas un droit des parents.

L’enfant n’est pas un , mais un don. Le don le plus excellent du mariage est une personne humaine. L’enfant ne peut être considéré comme un objet de propriété, ce à quoi qui conduirait la reconnaissance d’un prétendu "droit à l’enfant". En ce domaine, seul l’enfant possède de véritables droits: celui d’être le fruit de l’acte spécifique de l’amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d’être respecté comme personne dès le moment de sa conception.

Outre le jugement négatif qu’elle porte vis-à-vis de la fécondation artificielle hétérologue, l’Eglise est aussi contraire, du point de vue moral, à la fécondation artificielle homologue, c’est-à-dire entre époux; celle-ci est en elle-même illicite et opposée à la dignité de la procréation et de l’union conjugale.

(Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur)

Dialogue