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| Accueil / L'Eglise et les enfants / Préparation jubilé des familles 2000 / Responsabilité dans la transmission de la vie | |||
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JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION Les enfants, printemps de la famille et de la société 5. Responsabilité dans la transmission de la vie et la protection de l'enfant |
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""Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme Il les créa. Dieu les bénit et leur dit: ‘Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la’" (Gen.1, 27-28a). | |||
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Réflexion | |||
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La tâche de transmettre la vie et de l’éduquer constitue la mission propre des époux. Dieu, maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l’homme doit s’en acquitter d’une manière digne de lui. La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception. La sexualité propre à l’homme, comme le pouvoir humain d’engendrer, l’emportent merveilleusement sur ce qui existe aux degrés inférieurs de la vie. La vie humaine et la charge de la transmettre ne se limitent pas aux horizons de ce monde et n’y trouvent ni leur pleine dimension, ni leur plein sens, mais elles sont toujours à mettre en référence avec la destinée éternelle des hommes
Devenir père et mère.
La paternité et la maternité responsables désignent l’action concrète de mettre
en oeuvre ce devoir qui, dans le monde contemporain, présente des caractéristiques
nouvelles. En particulier, la paternité et la maternité responsables se rapportent
directement au moment ou l’homme et la femme, s’unissant "en une seule chair", peuvent
devenir parents. C’est un moment riche et spécialement significatif pour leurs relations
interpersonnelles comme pour le service qu’ils rendent à la vie: ils peuvent devenir
parents — père et mère — en communiquant la vie à un nouvel être humain. Les deux
dimensions de l’union conjugale, l’union et la procréation, ne peuvent être séparées
artificiellement sans altérer la vérité intime de l’acte conjugal même.
Le Concile Vatican II, particulièrement attentif au problème de l’homme et de sa
vocation, déclare que l’union conjugale, "una caro", "une seule chair" selon
l’expression biblique, ne peut être totalement comprise et expliquée qu’en recourant
aux valeurs de la personne et du don. Tout homme et toute femme se réalisent
pleinement par le don désintéressé d’eux-mêmes et, pour les époux, le moment de
l’union conjugale en constitue une expérience tout à fait spécifique. C’est alors
que l’homme et la femme, dans la vérité de leur masculinité et de leur féminité,
deviennent un don réciproque. Toute la vie dans le mariage est un don; mais cela
devient particulièrement évident
lorsque les époux, s’offrant mutuellement dans
l’amour, réalisent cette rencontre qui fait des deux "une seule chair"(Gn 2, 24).
Moment de responsabilité spéciale.
Ils vivent alors un moment de responsabilité spéciale, notamment du fait
de la faculté procréatrice de l’acte conjugal. Les époux peuvent, à ce moment, devenir
père et mère, engageant le processus d’une nouvelle existence humaine qui, ensuite,
se développera dans le sein de la femme. Si c’est la femme qui se rend compte la
première qu’elle est devenue mère, l’homme avec qui elle s’est unie en "une seule
chair" prend conscience à son tour, sur sa parole, qu’il est devenu père. Tous deux
ont la responsabilité de la paternité et de la maternité potentielles, et ensuite
effective. L’homme ne peut pas ne pas reconnaître, ou ne pas accepter, le résultat
d’une décision qui a été aussi la sienne. Comment l’homme pourrait-il n’en faire
aucun cas ? Il faut que tous deux, l’homme et la femme, prennent en charge ensemble,
vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à-vis des autres, la responsabilité de la vie nouvelle
qu’ils ont suscitée.
Sexualité responsable.
Être coopérateur de Dieu dans la transmission de la vie comporte une responsabilité
dans l’exercice de la sexualité. Pour de justes raisons, les époux peuvent vouloir
espacer les naissances de leurs enfants. Il leur revient de vérifier que leur désir
ne relève pas de l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d’une paternité
responsable.
Lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable
de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention
et de la seule appréciation des motifs; mais elle doit être déterminée selon des
critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de
ses actes, critères
qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une
donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme.
La continence périodique, les méthodes de régulation des naissances fondées sur
l’auto-observation et le recours aux périodes infécondes sont conformes aux critères
objectifs de la moralité. Dans ce contexte, le couple expérimente le fait que la
communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d’affectivité qui
constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension
physique. (Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur) | |||
| Dialogue | |||
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