Alliance et Fécondité 


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Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION
Les enfants, printemps de la famille et de la société
6. Les droits de l'enfant 

"L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit:’Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: aujourd’hui vous est né un sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur’"(Lc 2, 9-11).

Réflexion

Faiblesse et prix de la vie de l'enfant.

La vie humaine, avant et après la naissance, connaît une situation de grande précarité. "Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré" (Jr 1, 5): l’existence de tout individu, dès son origine, est dans le plan de Dieu. Comment imaginer qu’un seul instant de ce merveilleux processus de l’apparition de la vie puisse être soustrait à l’action sage et aimante du Créateur et laissé à la merci de l’arbitraire de l’homme?

La révélation du Nouveau Testament confirme la reconnaissance incontestée de la valeur de la vie depuis son commencement. La valeur de la personne dès sa conception est célébrée dans la rencontre entre la Vierge Marie et Élisabeth, et entre les deux enfants qu’elles portent en elles. Ce sont précisément eux, les enfants, qui révèlent l’avènement de l’ère messianique: dans leur rencontre, la force rédemptrice de la présence du Fils de Dieu parmi les hommes commence à agir. "Aussitôt — écrit saint Ambroise — se font sentir les bienfaits de l’arrivée de Marie et de la présence du Seigneur... Élisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce: la mère a entendu selon l’ordre de la nature, l’enfant a tressailli en raison du mystère".

Droits qui le protègent.

Tout homme sincèrement ouvert à la vérité et au bien peut, avec la lumière de la raison et sans oublier le travail secret de la grâce, arriver à reconnaître, dans la loi naturelle inscrite dans les cœurs (cf. Rm 2, 14-15), la valeur sacrée de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme; et il peut affirmer le droit de tout être humain à voir intégralement respecter ce bien qui est pour lui primordial. La convivialité humaine et la communauté politique elle-même se fondent sur la reconnaissance de ce droit.

Il y a aujourd’hui une multitude d’êtres humains faibles et sans défense qui sont bafoués dans leur droit fondamental à la vie, comme le sont, en particulier, les enfants à naître. La vie de l’homme vient de Dieu, c’est son don, son image et son empreinte, la participation à son souffle vital. Dieu est donc l’unique Seigneur de cette vie: l’homme ne peut en disposer. De la sacralité de la vie découle son inviolabilité, inscrite depuis les origines dans le cœur de l’homme, dans sa conscience.

La vie de l’homme est le bien humain majeur que nous tous nous devons protéger. C’est pourquoi la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirme que "Tout individu a droit à la vie" (art.3) et la Charte des Droits de la Famille du Saint Siège (1983) confirme que la "vie humaine doit être absolument respectée et protégée dès le moment de sa conception" (art. 4). Il s’en suit que " aussi bien avant qu’après leur naissance, les enfants ont droit à une protection et à une assistance spéciales" (art.4 d). Le fruit de la génération humaine depuis le premier moment de son existence exige donc un respect inconditionné; il doit être respecté et traité comme une personne et les droits de la personne humaine doivent lui être reconnus, en particulier le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie.

Au sein de la famille, communauté de personnes, une attention très spéciale sera réservée à l’enfant, de façon à développer une profonde estime pour sa dignité personnelle comme aussi un grand respect pour ses droits que l’on doit servir généreusement. Cela vaut pour tous les enfants, mais c’est d’autant plus important que l’enfant est plus jeune, ayant besoin de tout, ou qu’il est malade, souffrant ou handicapé.

Tout ce qui se dit de la dignité de la personne humaine doit s’appliquer à l’enfant non encore né, parce que ce n’est pas la naissance qui confère la dignité, mais le fait d’être un individu de nature rationnelle, et celui-ci l’est depuis le premier instant de sa conception. Il est déjà un être que Dieu aime pour lui-même. De plus, dans le cas de l’enfant à naître, à cette dignité s’adjoint une plus grande fragilité.

(Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur)

Dialogue
  • Quel est le fondement des droits des enfants? Sont-ils des droits propres (qui appartiennent à l’enfant en tant que tel) ou viennent-ils de leur reconnaissance sociale?
  • Respecter les droits des enfants est l’affaire de la civilisation. Qu’ajoute la vision chrétienne?

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