Alliance et Fécondité 


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Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION
Les enfants, printemps de la famille et de la société
7. Les enfants face à la "culture de mort" 

"Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, fut pris d’une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethlehem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d’après le temps qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors s’accomplit l’oracle du prophète Jérémie: ‘Une voix dans Rama s’est fait entendre, pleur et longue plainte: c’est Rachel qui pleure ses enfants; et elle ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus’"(Mt 2, 16-18).

Réflexion

Les attentats contre la vie naissante.

Parmi les attentats contre la vie, il y a ceux qui concernent la vie naissante. Ils présentent des caractéristiques nouvelles par rapport au passé et soulèvent des problèmes d’une particulière gravité: par le fait qu’ils tendent à perdre, dans la conscience collective, leur caractère de ‘crime’ et à prendre paradoxalement celui de ‘droit’, au point que l’on prétend à une véritable et réelle reconnaissance légale de la part de l’État et, par suite, à leur mise en oeuvre grâce à l’intervention gratuite des personnels de santé eux-mêmes. Ces attentats frappent la vie humaine dans des situations de très grande précarité, lorsqu’elle est privée de toute capacité de défense. Encore plus grave est le fait qu’ils sont, pour une large part, réalisés précisément à l’intérieur et par l’action de la famille qui, de par sa constitution, est au contraire appelée à être "sanctuaire de la vie". Nous sommes face à une véritable structure de péché, caractérisée dans de nombreux cas comme une réelle "culture de mort". On peut, d’une certaine manière, parler d’une guerre des puissants contre les faibles.   

Contraception et "contraceptifs" abortifs.

Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l’avortement. Mais les contre-valeurs présentes dans la "mentalité contraceptive" — bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal — sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l’avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l’enseignement de l’Église sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l’avortement sont des maux spécifiquement différents, mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception.

Malheureusement, l’étroite connexion que l’on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l’avortement se manifeste toujours plus; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de "vaccins" qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

La procréation artificielle.

Les différentes techniques de "procréation artificielle" ou "fécondation artificielle" donnent lieu à de nouvelles formes d’attentats contre la vie. Outre le fait qu’elles soient moralement inacceptables, parce qu’elles séparent la procréation du contexte unitif de l’acte conjugal, ces techniques comportent un fort pourcentage d’"échec".

De plus, ces techniques supposent aujourd’hui habituellement la "création" d’embryons en nombre supérieur à ceux qui seront effectivement transférés dans le sein de la mère. Ces embryons, appelés "surnuméraires", sont congelés en vue d’une implantation ultérieure, si nécessaire. Lorsque celle-ci n’a pas lieu d’être faite, ces embryons doivent être finalement détruits, ou utilisés pour la recherche médicale. Avec ces procédés, aux finalités opposées, la vie et la mort sont soumises aux décisions de l’homme, qui en vient ainsi à se constituer donateur de vie et de mort sur commande.

(Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur)

Dialogue