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| Accueil / L'Eglise et les enfants / Préparation jubilé des familles 2000 / La gravité du crime de l'avortement | |||
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JUBILE DES FAMILLES 2000 : FICHES DE REFLEXION Les enfants, printemps de la famille et de la société 8. La gravité du crime de l'avortement |
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"Ils s’écoulent comme les eaux qui s’en vont, ils se fanent comme l’herbe qu’on piétine. Ils passent comme la limace qui s’en va en fondant comme l’avorton de la femme qui ne voit pas le soleil. Avant que vos chaudrons ne sentent les ronces, encore vivants, le tourbillon les emporte!"(Ps.58,8-10). | |||
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Réflexion | |||
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Un crime abominable.
Parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué
présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable.
Le deuxième Concile du Vatican le définit comme "un crime abominable", en même temps
que l’infanticide. Mais aujourd’hui,
dans la conscience de nombreuses personnes,
la perception de sa gravité s’est progressivement obscurcie. L’acceptation de l’avortement
dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent
d’une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de
distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est
en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face
et d’appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans
céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s’abuser soi-même.
La gravité morale de l’avortement provoqué apparaît dans
toute sa vérité si l’on
reconnaît qu’il s’agit d’un homicide et, en particulier, si l’on considère les circonstances
spécifiques qui le qualifient. Celui qui est supprimé est un être humain qui commence
à vivre, c’est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent qu’on
puisse imaginer: jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore
moins un agresseur injuste!
"Interruption de grossesse".
Le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: "Malheur à ceux qui appellent
le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les
ténèbres" (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l’avortement, on observe
le développement d’une terminologie ambiguë, comme celle d’"interruption de grossesse",
qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l’opinion
publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d’un malaise
éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité
des choses: l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit
la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence,
située entre la conception et la naissance.
Maintes fois le choix de l’avortement revêt pour la mère un caractère dramatique
et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception n’est
pas prise pour des raisons purement égoïstes et de facilité, mais parce que l’on
voudrait sauvegarder des biens importants. Cependant, ces raisons et d’autres semblables,
pour graves et dramatiques qu’elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression
délibérée d’un être humain innocent.
S’il respecte la vie et l’intégrité de l’embryon et du fœtus humain, et s’il est
orienté à sa sauvegarde ou à sa guérison individuelle, le diagnostic prénatal est
moralement licite. Mais il est gravement en opposition avec la loi morale quand
il prévoit, en fonction des résultats, l’éventualité de provoquer un avortement.
Aussi, la femme qui demanderait ce diagnostic avec l’intention bien arrêtée de procéder
à l’avortement au cas où le résultat confirmerait l’existence d’une malformation
ou d’une anomalie, commettrait-elle une action gravement illicite.
Autres responsabilités.
Pour décider de la mort de l’enfant non encore né, aux côtés de la mère, se trouvent
souvent d’autres personnes. Avant tout, le père de l’enfant peut être coupable,
non seulement lorsqu’il pousse expressément la femme à l’avortement, mais aussi
lorsqu’il favorise indirectement sa décision, parce qu’il la laisse seule face aux
problèmes posés par la grossesse. Des sollicitations proviennent parfois du cercle
familial plus large et des amis. De même les médecins et le personnel de santé sont
responsables, quand ils mettent au service de la mort les compétences acquises pour
promouvoir la vie. Mais la responsabilité incombe aussi aux législateurs, qui ont
promu et approuvé des lois en faveur de l’avortement et aux administrateurs des
structures de soins utilisées pour effectuer les avortements. Une responsabilité
tout aussi grave pèse sur les institutions internationales, les fondations et les
associations qui luttent systématiquement pour la légalisation et pour la diffusion
de l’avortement dans le monde. (Réflexions du prêtre ou de l'accompagnateur) | |||
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