DISCOURS DE JEAN-PAUL II AU MOUVEMENT ITALIEN POUR LA VIE (22 mai 2003) (Publié
dans Zenit.org)
" Qui cherche la paix défend la vie "
[...]Que le Seigneur vous aide à oeuvrer
sans cesse afin que tous, croyants et non-croyants, comprennent que la protection
de la vie humaine dès sa conception est une condition nécessaire pour édifier un
avenir digne de l'homme.
[...]
Il ne peut y avoir de paix authentique sans respect pour la vie, en particulier
si elle est innocente comme l'est celle des enfants non encore nés. Une cohérence
élémentaire exige que celui qui cherche la paix défende la vie. Aucune action pour
la paix ne peut être efficace si l'on ne s'oppose pas avec la même force aux atteintes
contre la vie à chacune de ses étapes, de sa conception à son déclin naturel.
[...]
Des dangers répétés menacent la vie naissante. Le désir louable d'avoir un enfant
pousse parfois à dépasser des frontières infranchissables. Les embryons produits
en surnombre, sélectionnés, congelés, sont soumis à des expérimentations destructrices
et destinés à la mort en vertu d'une décision préméditée.
Très chers frères et soeurs, ne vous découragez pas et ne vous lassez pas de proclamer
et de témoigner de l'Evangile de la vie; soyez aux côtés des familles et des mères
en difficulté..
.
DISCOURS DE JEAN-PAUL II SUR LA DIGNITE DU FOETUS (3 avril 2000) (Publié dans
Zenit.org)
" Une dignité que l'enfant à naître possède dès sa conception "
Le 3 avril 2000 Jean-Paul II s'adressait à des médecins et chirurgiens. Il encourageait
les progrès de leurs disciplines en particulier dans le domaine de la lutte contre
les maladies génétiques, et les invitait en même temps à respecter la " dignité
inhérente " de l'embryon humain et à ne pas accepter des méthodes de fécondation
artificielle qui mettraient sa vie en péril: le pape dénonçait le recours à la "réduction
embryonnaire". "L'enfant conçu, disait-il, doit être respecté absolument".
LE FOETUS EN TANT QUE PATIENT
Jean-Paul II s'adressait aux membres du congrès international de gynécologie et
d'obstétrique de l'Université "la Sapienza" de Rome, sur le thème : "Le foetus comme
patient" ("Fetus as a patient") et il insistait sur le foetus comme sujet d'interventions
médicale et de thérapie, "dans toute sa dignité humaine, une dignité que l'enfant
à naître possède dès sa conception". "La vie du foetus, disait Jean-Paul II, doit
être protégé, défendue et nourrie dans le sein de sa mère en raison de son inhérente
dignité, une dignité qui appartient à l'embryon et n'est pas quelque chose que lui
confèrent les autres, que ce soient ses parents génétiques, le personnel médical
ou l'Etat". [...]
LE RESPECT DU A L'EMBRYON
Durant les dernières décennies, au cours desquelles la perception de l'humanité
du foetus a fait l'objet d'attaques ou a été déformée par des conceptions réductrices
de la personne humaine et par des lois introduisant des étapes qualitatives privées
de tout fondement scientifique dans le développement de la vie conçue, l'Eglise
a affirmé et défendu à plusieurs reprises la dignité humaine du foetus. Par cela,
nous voulons dire que: "L'être humain doit être respecté et traité comme une personne
dès sa conception, et donc dès ce moment, on doit lui reconnaître les droits de
la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être innocent
à la vie" (Instruction Donum vitae, I, 1; cf. Lettre Encyclique Evangelium vitae,
n. 60).
LA FECONDATION ARTIFICIELLE
[...] Dans ma Lettre Encyclique Evangelium vitae, j'ai souligné que les diverses
techniques de reproduction artificielle, apparemment au service de la vie, ouvrent
en réalité la porte à de nouvelles attaques contre la vie. Mis à part le fait qu'elles
sont moralement inacceptables, parce qu'elles séparent la procréation du contexte
intégralement humain de l'acte conjugal, ces techniques enregistrent de hauts pourcentages
d'échec, non seulement en ce qui concerne la fécondation, mais aussi le développement
ultérieur de l'embryon, exposé au risque de mort dans des délais généralement très
brefs" (cf. Evangelium vitae, n. 14).
LA REDUCTION EMBRYONNAIRE
Un cas de gravité morale particulière qui dérive souvent de ces procédures illicites
est ce que l'on appelle la "réduction embryonnaire" ou l'élimination de certains
foetus lorsque des conceptions multiples ont lieu au même moment. Une telle procédure
est gravement illicite lorsque des conceptions multiples ont lieu dans le cours
normal des relations conjugales, mais elle est doublement répréhensible lorsqu'elle
est le résultat d'une procréation artificielle. Ceux qui ont recours aux méthodes
artificielles doivent être tenus responsables de la conception illicite, et dans
tous les cas, quel que soit le mode de conception - une fois qu'il a eu lieu -,
l'enfant conçu doit être absolument respecté. La vie du foetus doit être protégée,
défendue et nourrie dans le sein de la mère en vertu de sa dignité inhérente, une
dignité qui appartient à l'embryon et qui ne peut être conférée ou accordée par
d'autres, qu'il s'agisse des parents génétiques, du personnel médical ou de l'Etat.
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