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RAPPORT
SUR
LAPPLICATION DE LA LOI N° 94-654 DU 29 JUILLET 1994
RELATIVE AU DON ET À LUTILISATION DES ÉLÉMENTS ET PRODUITS DU CORPS HUMAIN, À LASSISTANCE MÉDICALE À LA PROCRÉATION ET AU DIAGNOSTIC PRÉNATAL par M. Alain CLAEYS, Député et M. Claude HURIET, Sénateur (Extraits relatifs à l'assistance médicale à la procréation) Sommaire
Introduction
Observations générales
Dons du corps humain
Assistance médicale à la procréation
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| Introduction | |||
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Larticle 21 de la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à lutilisation des éléments et produits du corps humain, à lassistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, avait donné compétence à lOffice parlementaire dévaluation des choix scientifiques et technologiques pour procéder à une évaluation de son application avant que cette loi ne fasse lobjet dun nouvel examen par le Parlement dans un délai de cinq ans après son entrée en vigueur. Pour la première fois, lOffice se trouvait saisi par le
législateur lui-même dune mission dévaluation. Loriginalité de cette
saisine par rapport aux conditions habituelles dexercice de sa mission na pas
été sans conséquences sur les modalités selon lesquelles a été conduite notre
étude.
1) Le champ de lévaluation Létude devait être centrée sur la loi n° 94-654. Cependant, la démarche globale adoptée par le législateur lui-même en 1994 et les évidentes complémentarités unissant le texte dont nous étions saisis et la loi n° 94-653 relative au respect du corps humain conduisaient à sécarter dune appréciation trop " sectorielle ". LOffice nous en ayant laissé la latitude, nous avons même jugé utile de consacrer, au-delà du bloc législatif de 1994, quelques auditions aux problèmes que pose aux chercheurs lapplication de la loi du 20 décembre 1988 relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales. Evaluer lapplication de la loi consistait dabord à apprécier ses conditions de mise en uvre, à relever les obstacles rencontrés et à vérifier ladéquation des règles aux objectifs visés. Mais cela nous conduisait aussi à replacer les normes juridiques dans lévolution des connaissances et des techniques afin de mesurer leur capacité dadaptation à cette dernière et les risques éventuels dobsolescence, puisque cette préoccupation fondait en grande partie la démarche adoptée par le législateur de 1994. Lampleur des bouleversements scientifiques qui se sont produits depuis cinq ans montre que cette précaution était sage et incitera sans doute à pérenniser le principe dune révision périodique dont le rythme reste à déterminer. La loi devait être également replacée dans son environnement
international. On peut souligner, sans faire preuve dun esprit cocardier, que la
construction législative engagée en 1988 et poursuivie en 1994 allait bien au delà des
dispositions prises par dautres pays et quelle a pu inspirer la rédaction de
la Convention européenne sur les droits de lhomme et la biomédecine signée à
Oviedo en 1996 et de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de
lhomme adoptée par lAssemblée générale des Nations-Unies en décembre
1998. Ces avancées très positives ne doivent pas conduire à ignorer la disparité des
réponses qui peuvent être données dun Etat à lautre à des questions aussi
essentielles que le clonage humain, la brevetabilité du génome, la recherche sur
lembryon ou lutilisation des tests génétiques. La recherche na pas de
frontières et le législateur ne peut se satisfaire dun " splendide
isolement " sil veut conférer une réelle efficacité aux règles
édictées à léchelon national.
2) La méthode Lobjectif de notre étude nétait pas de préjuger les choix futurs du législateur mais déclairer la réflexion des commissions parlementaires qui prépareront lexamen en séance plénière du projet de loi présenté par le Gouvernement. Cest dire quon trouvera dans ce rapport plus dinterrogations que de réponses. Dans certains cas, des solutions ont pu être suggérées. Dans dautres notamment pour ce qui concerne la recherche sur lembryon in vitro- nous nous en sommes tenus à une présentation des positions en présence et des différentes voies qui peuvent être empruntées. Aller plus loin eût été outrepasser notre rôle. Nous nous sommes appuyés, pour mener à bien ce travail, sur deux sources dinformation :
Nous tenons enfin à exprimer nos remerciements aux trois experts qui nous ont apporté le concours de leur compétence éclairée tout au long de ce travail : M. Claude GRISCELLI, directeur général de lINSERM, le docteur Laurence ESTERLE, responsable du service des programmes de lINSERM, et M. Jean-Pierre DUPRAT, professeur de droit public à lUniversité Montesquieu-Bordeaux IV. | |||