Alliance et Fécondité













Alliance et Fécondité : association de lutte contre la stérilité des couples  
LA REPRODUCTION HUMAINE
Dr. Evelyn L. Billings
5/5

CONCLUSION
Il faut dire clairement que dans le clonage reproductif comme dans le clonage thérapeutique, l'embryon humain est impliqué. En tant que procédure "thérapeutique", il est proposé que des embryons clonés fournissent des organes pour remplacer des organes déficients chez certains. Cependant, des organes individuels ne peuvent être clonés de façon isolée. La seule qui soit possible pour procurer des organes serait de cloner un embryon par fécondation in vitro, ensuite de le transplanter dans l'utérus d'une femme et quand le fœtus s'est développé à un certain niveau de maturité de l'organe, d'avorter le fœtus et de le démembrer pour l'usage voulu.

Des cellules souches ne produiront pas d'organes. Toutefois, cette procédure n'a pas été encore universellement condamnée, contrairement au clonage reproductif qui l'a été dans beaucoup de pays. Le clonage reproductif d'un individu, qui est la reproduction d'une copie humaine génétiquement identique nécessite que l'embryon implanté qui a été fécondé dans un réceptacle de verre aille à son terme et naisse comme la brebis Dolly. Ceci n'a pour l'instant pas été fait avec un être humain.

Dans le clonage thérapeutique et dans le clonage reproductif la même procédure a lieu. La fécondation in vitro d'un ovule se produit, suivie par l'implantation de l'embryon dans l'utérus d'une femme. Dans le clonage thérapeutique, le fœtus est sacrifié pour un organe. Dans le clonage reproductif, le fœtus va à son terme. Jusqu'à aujourd'hui, ni l'une ni l'autre de ces procédures n'a été réalisée. En vue d'y arriver, il y a un coût effrayant en vies humaines d'enfants à prévoir. Le clonage thérapeutique a été considéré par beaucoup comme un moyen compassionnel pour éviter les souffrances d'adultes dont des organes sont malades mais on feint d'ignorer le sacrifice humain.

La condamnation, qui s'opère dans de nombreux pays dans le monde à l'encontre du clonage reproductif, doit être étendu à une condamnation totale du clonage humain d'embryons, quel qu'en soit le propos, et de la même façon à l'expérimentation sur les embryons.

On ne peut en rester à admirer l'excellence de la science impliquée dans le clonage animal. Tant d'informations fascinantes sont obtenues. Nous sommes tous impliqués dans une spéculation qui est de savoir comment cette connaissance sera utilisée. Mais la connaissance seule n'est pas suffisante pour remplir le plan Divin. Il doit y avoir la sagesse, à savoir, que la connaissance doit être tempérée par l'amour. La procédure qui consiste à cloner un être humain doit être condamnée pour la simple raison qu'elle serait la cause d'une énorme perte en vies humaines ou du développement d'anormalités bizarres. Déjà, la cellule humaine a été jointe à l'ovule d'une vache et des cellules souches ont été produites. Quel nom donnerait-on à cette créature? Quel respect lui devrait-on? Le plus grand respect serait d'interdire qu'elle puisse advenir. Il me semble que cette procédure va bien au-delà de ce que Dieu vit comme étant très bon. Je pense que la science doit concéder que si des monstres doivent être créés ou si tous les essais vont échouer à produire un être humain mature parfait, il faut regarder l'expérimentation comme un échec et l'abandonner.

Dans un document émanant du Conseil Pontifical pour la Vie de Mars 1999, il a été stipulé que, "il ne peut être oublié que le refus du statut de l'homme en tant que créature loin d'exalter la liberté humaine, crée en fait de nouvelles formes d'esclavage, de discrimination et de profonde souffrance. Le clonage risque d'être la parodie de l'Omnipotence de Dieu. L'homme, à qui Dieu a confié le monde créé et donne liberté et intelligence, ne trouve pas de limites à ses actions, à moins qu'elles ne le soient uniquement par une impossibilité pratique: il doit apprendre lui-même comment fixer ces limites en discernant entre le bien et le mal. Une fois encore, l'homme est devant un choix: c'est sa responsabilité de décider soit de transformer la technologie en un outil de libération ou de devenir son esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrance." [Mars 1999, Problèmes éthiques liés au clonage humain, Académie Pontificale pour la Vie.]

Dans le processus de clonage humain, nous pouvons discerner une violation grossière du plan Divin qui commence par la séparation destructrice de l'homme et de la femme dans l'acte conjugal et l'élimination des parents pour les enfants. [D'après l'Académie Pontificale pour la Vie et Evangelium Vitae.]

Pour permettre à la science biomédicale de maintenir et de renforcer sa relation au vrai bien-être de l'homme et de la société, il est nécessaire d'encourager, comme le rappelle le Saint père dans l'encyclique Evangelium Vitae "un 'regard contemplatif' sur l'homme lui-même et sur le monde, avec la vision de réalité de la création de Dieu et dans le contexte de solidarité entre la science, le bien de la personne et de la société."

"C'est le regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en en saisissant les dimensions de gratuité, de beauté, d'appel à la liberté et à la responsabilité. C'est le regard de celui qui ne prétend se faire le maître de la réalité, mais qui l'accueille comme un don, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante." [Evangelium Vitae (N° 83).]

En résumé, une déclaration récente de l'Eglise Catholique a déclaré non éthique toute procédure qui:
  1. Porte à la vie de nouveaux êtres humains sans acte d'union aimant entre les parents, par exemple, par "clonage thérapeutique".
  2. Détruit ou porte atteinte à un embryon humain afin d'en tirer des cellules - que ce soit pour "clonage thérapeutique" ou pour tout autre propos expérimental ou médical.
  3. Altère une cellule dans le but qu'elle se développe en embryon humain.
  4. Crée ou altère un embryon humain de sorte qu'il soit hors d'état (le rendant incapable de se développer en placenta ou en cerveau).
  5. Coopère en expérimentation destructive ou en avortement, en utilisant des cellules ou des tissus provenant d'embryons ou d'enfants avortés en vue de thérapie, recherche ou applications commerciales telles que les cosmétiques.
Le pape Jean-Paul II a déclaré dans Evangelium Vitae, "L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie" [N° 60]. On dit que Saint Thomas d'Aquin a déclaré que dans la recherche de la vérité, il y a deux sources fiables, les Ecritures et la nature. L'homme dans sa quête pour la vérité parvient de plus en plus à déchiffrer les énigmes qui l'entourent. Avec des moyens technologiques très avancés, il peut aller aux confins de l'espace. Toutefois, il doit se souvenir que l'homme en lui-même est une fin et qu'il ne peut, sans impunité, être traité comme un objet dans l'acquisition du savoir, pas plus que son être ne peut être employé pour n'importe quel propos même en vue de procurer un avantage à son prochain. L'énigme personnelle de chaque être humain repose dans cette unicité qui est sauvegardée dans le dessein aimant de Dieu.

Notes :
Pour accéder aux bulletins de l'OMRRCA (Ovulation Method Research and Reference Centre of Australia) en version anglaise et éventuellement s'y abonner, consulter le site de la WOOMB : www.woomb.org Pour consulter, sauvegarder et imprimer les textes du Pape (encycliques, lettres apostoliques, discours, …) et de la Curie Romaine (académie pontificale pour la vie, …), voir le site du Vatican http://www.vatican.va

L'un des textes sur le clonage est accessible à l'adresse suivante :
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/acdlife/documents/rc_pa_acdlife_doc_30091997_clon_fr.html

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