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| Accueil / Le désir d'enfant / Enquêtes / Enquête Aufeminin.com sur le désir d'enfant | ||
| ENQUÊTE AUFEMININ.COM SUR LE DESIR D'ENFANT (1/3) | ||
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Le site AuFeminin.com organise une grande
enquête sur le désir d'enfant. Elle n'a pas valeur de sondage, puisqu'elle s'adresse
à une population ciblée (surtout des femmes fréquentant le site, ou des couples
souffrant du manque d'enfant), et que rien ne contrôle qu'une personne ne réponde
pas plusieurs fois, mais le nombre de participants (plus de 11000 à ce jour) autorise
à se pencher sur les résultats affichés, tout en restant critique.
Vous pouvez participer en allant sur la page de l'enquête
sur le désir d'enfant
Vous pouvez consulter la page des résultats de l'enquête 1. Vous et votre désir d'enfant 2. Le désir d’enfant dans la société 3. Désir d'enfant, science et éthique |
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| Remarques générales sur l'enquête | ||
Cette enquête est réalisée via une série de pages en ligne sur le site aufeminin.com.
Sans être vraiment orienté dans la formulation des questions cette enquête est donc limitée dans les choix, ce qui est dommage. Certaines questions appelant plusieurs réponses, ou d'autres réponses. Ce qui fausse forcément les résultats et rend l'interprétation mal aisée. |
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| 1. Vous et votre désir d'enfant | ||
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1. Pour 43% des participants le désir d'enfant est ancré en eux depuis l'enfance,
pour les autres il serait venu avec la rencontre de l'"âme soeur" (34%) et pour
le quart des personnes c'est un désir qui est fluctuant.
Les résultats ne donnant pas le pourcentage de réponses par sexe, on ne sait pas si dans les 43% se trouvent des femmes en proportion importante, et si les hommes se retrouvent plus dans le "désir d'enfant fluctuant". C'est dommage. Il aurait été intéressant de savoir si l'éducation de la petite fille avait joué dans ce désir d'enfant. On ne sait pas non plus si le désir d'enfant est venu avec l'adolescence. Le temps entre l'enfance et la découverte de l'âme soeur étant souvent très long. On regrettera le manque de la réponse "Je n'ai jamais eu de désir d'enfant". Cette attitude existe plus qu'on ne le croit puisque certaines personnes, comme en Allemagne, n'hésitent pas à se faire stériliser dès leur jeunesse, les femmes comme les hommes. |
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2. La deuxième question mélange des réponses au projet d'enfant et au résultat :
78% ont répondu que l'enfant est le fruit de l'amour (ou en tout cas devrait l'être),
contre 18% qui trouvent le projet difficile, et 4% le résultat d'une "pression sociale
et familiale". Nous ne pouvons que nous réjouirons de voir que 78% des personnes ayant répondu au questionnaire considèrent l'amour comme essentiel à la conception de l'enfant. Mais il est étonnant que l'enquête ne distingue pas entre la pression sociale et la pression familiale qui peuvent pourtant se contrarier. Et n'évoque pas non plus la pression religieuse ou culturelle. Aujourd'hui dans quel sens va la pression sociale ? Notre société fait-elle tout pour favoriser les familles nombreuses ? Ou celles-ci ne sont-elles pas regardées comme des incongruités ? Les mères, elles-mêmes, pousse-t-elle à la maternité de leurs filles, ou à la contraception et la limitation des naissances ? On regrette l'absence de choix multiple, le désir d'enfant peut très bien être au départ issu de la pression familiale, avoir été difficile à réaliser et être finalement le fruit de l'amour. Rien d'incompatible. Les 18% de ceux qui considèrent l'enfant comme "un projet difficile" sont légèrement supérieurs au pourcentage habituellement admis de couples en manque d'enfants (15%), cela peut s'expliquer par une plus forte proportion de couples ayant répondu que dans la population française, ou par la réponse de parents inquiets de ne pas voir leurs enfants concevoir. |
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3. Le désir d'enfant est "une évidence" pour 80% des personnes contre 8% qui ne
le ressentent pas. 12% n'ont pas de conjoint ou leur conjoint ne veut pas d'enfant. Encore une fois, 2 questions pour une seule réponse : le désir d'enfant du conjoint et le sien propre. Peut-être y-a-t-il plus de conjoints qui ne veulent pas d'enfant que les 12% avoués, puisque dans les 80% se trouvent forcément des personnes pour qui le désir d'enfant est une évidence alors que leur conjoint n'en veut pas. Et où se trouvent les couples qui ne veulent d'enfant, ni l'un, ni l'autre ? Comment les comptabiliser ? |
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4. Les personnes ayant répondu au questionnaire avouent avoir étouffé leur désir
d'enfant, pour raisons professionnelles (1/3), à cause de leur histoire personnelle
trop compliquée(1/3), ou par manque d'un(e) père (mère) potentiel(e)(1/3). L'intitulé de la question est bizarre : "Vous avez, à un moment de votre vie, étouffé le désir d’avoir un enfant. Pourquoi ?" Cette question suppose que tous les participants à l'enquête ont étouffé leur désir d'enfant un jour ou l'autre, ce qui n'est pas forcément le cas. D'ailleurs le résultat n'est guère probant, puisqu'il se répartit de manière égale sur les 3 réponses. 3 réponses, d'ailleurs qui sont loin d'être suffisantes. On peut avoir beaucoup d'autres raisons de ne pas vouloir mettre au monde un enfant (maladie, activités extra-professionnelles, raisons familiales, génétiques...) |
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5. De manière étonnante, l'immense majorité des participants considère que
le "bon âge" pour devenir mère est entre 20 et 30 ans (83%). Pourtant l'âge
moyen de la première maternité est de 29 ans environ.
16% pensent que le meilleur âge est après 30 ans, et 1% avant 30 ans. On regrettera qu'il n'y ait pas une question supplémentaire "après 40 ans" ou "après 35 ans", pour départager ceux qui ont répondu "Après 30 ans". On regrette aussi de ne pas connaître les raisons de ce choix. De même les raisons de la centaine de personne qui ont répondu "avant 20 ans" auraient été intéressantes à connaître. |
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6. 82% des personnes ayant répondu disent vouloir une famille nombreuse, contre
3% qui n'en veulent pas, et 15% qui désirent un seul enfant. L'enquête a l'air de considérer deux enfants comme une "famille nombreuse" et ne distingue donc pas ceux qui en veulent deux, de ceux qui en veulent cinq ou dix. Ce qui fait quand même une énorme différence. Comme il est connu que la majorité des français souhaitent une famille composée d'un garçon et d'une fille, soit deux enfants, il est logique que le pourcentage pour les "familles nombreuses" soit le plus important. Il est étonnant de constater que parmi les 8% qui disaient ne pas avoir de désir d'enfant, 5% souhaitent quand même en avoir un. Preuve que la pression sociale ou familiale est plus importante que cette enquête ne veut bien l'avouer. |
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