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| Accueil / Le désir d'enfant / Enquêtes / Enquête Aufeminin.com sur le désir d'enfant | |||
| ENQUÊTE AUFEMININ.COM SUR LE DESIR D'ENFANT 2/3 | |||
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Le site AuFeminin.com organise une grande
enquête sur le désir d'enfant. Elle n'a pas valeur de sondage, puisqu'elle s'adresse
à une population ciblée (surtout des femmes fréquentant le site, ou des couples
souffrant du manque d'enfant), et que rien ne contrôle qu'une personne ne réponde
pas plusieurs fois, mais le nombre de participants (plus de 11000 à ce jour) autorise
à se pencher sur les résultats affichés, tout en restant critique.
Vous pouvez participer en allant sur la page de l'enquête
sur le désir d'enfant
Vous pouvez consulter la page des résultats de l'enquête 1.Vous et votre désir d'enfant 2. Le désir d’enfant dans la société 3. Désir d'enfant, science et éthique |
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| 2. Le désir d’enfant dans la societe | |||
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7. La question du désir d'enfant "ne se posait pas il y a 50 ans et s'est révélé
avec le développement de la contraception" selon 42% des personnes ayant répondu
à l'enquête. Pour 44% cette question se posait peut-être il y a 50 ans, mais en
tout cas, "elle est personnelle et compliquée". Seulement 14% des personnes considèrent
que l'assistance médicale à la procréation a fait changer le désir d'enfant. Encore une fois une seule réponse autorisée à 4 questions : Le désir d'enfant est-il personnel et compliqué ? Pensez-vous que le désir d'enfant était aussi fort il y a 50 ans ou plus ? Pensez-vous que la contraception a modifié la question du désir d'enfant ? L'AMP a-t-elle fait évoluer le désir d'enfant ? Que le désir d'enfant soit aussi fort il y a 50 ans ou plus, c'est une évidence, il y a toujours eu des rapts d'enfants, des répudiations pour infertilité et des moyens de contournement pour avoir un enfant. La Bible est pleine de ces femmes en manque d'enfants. La coutume prévoyait même d'adopter l'enfant de sa servante comme le sien en cas de stérilité. Et cela bien avant 1950 ! Alors si le désir d'enfant ne s'est pas "révélé" avec la contraception, le slogan "Un enfant si je veux quand je veux" a, lui, fortement perturbé la question du désir d'enfant. En repoussant l'âge du premier enfant il accroît les risques de ménopause précoce et d'infertilité dû à l'âge. De plus il fait croire que l'arrêt de la contraception suffit pour avoir un enfant "quand je veux". Mais plus le premier enfant est mis en route tardivement, plus les problèmes de stérilité du couple apparaissent tard et moins il reste de temps pour les résoudre. Il est étonnant de constater que seulement 14% des personnes ayant répondu à l'enquête considèrent que la procréation médicalement assistée a fait changer le désir d'enfant. Il est évident qu'elle l'a exacerbé. En effet, avant le premier bébé éprouvette on avait un enfant ou on n'en avait pas. L'adoption n'existait pas sous la forme qu'elle a aujourd'hui. D'ailleurs, il n'existe pas non plus de question dans l'enquête pour savoir si l'évolution de l'adoption a changé le désir d'enfant, alors qu'elle y a aussi beaucoup participée. L'AMP fait miroiter aux couples le mirage de l'enfant possible même si le corps ne le permet pas. Même sans ovaires, sans trompes, sans spermatozoïdes, ayez un enfant ! Et avec la maternité de substitution (mères porteuses) même plus besoin d'utérus. Alors il devient inconcevable de ne pas avoir d'enfant. Ce n'est plus une fatalité de ne pas avoir d'enfant, maintenant cela devient de la faute du couple qui ne fait pas ce qu'il faut. Il faut pourtant se rappeler que le taux de réussite de la fécondation in vitro n'est que de 17%, soit 83% d'échec... Mais peut-être ce chiffre de 14% correspond-il au taux des personnes infertiles ayant répondu à l'enquête, taux conforme à la moyenne nationale. Quant à la question de savoir si le désir d'enfant est une question personnelle et intime, a-t-on besoin d'une enquête pour cela ? |
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8. En ce qui concerne l' "horloge biologique" des femmes, 41% des personnes
ayant répondu pensent que les femmes sont conscientes de celle-ci, contre 13% seulement
qui pensent qu'elles n'en sont pas conscientes du tout. Malgré tout, la majorité
(46%) trouve qu'elles n'en n'ont pas assez conscientes. Il est un fait que notre société ne pousse pas les femmes à avoir un enfant jeune. Avec l'accès facilité aux études supérieures, le chômage, l'âge du premier emploi, et donc de l'autonomie par rapport aux parents, est de plus en plus tardif. Le vagabondage sexuel, favorisé dans notre société, ne permet pas de trouver rapidement le conjoint avec qui avoir un enfant. L'idéal serait d'avoir son premier enfant entre 20 et 25 ans, mais aujourd'hui celui-ci est de l'ordre de 29-30 ans. L'évolution des moeurs ne modifie pourtant pas le corps de la femme et ne rajeunit pas les ovaires. 35 ans reste un âge avancé pour avoir un enfant. Alors oui, les femmes savent qu'il y a une certaine urgence à avoir un enfant, mais elles pensent souvent que jusqu'à 30 ans il n'y a pas de problème. C'est une erreur, surtout si à ce moment là on découvre un problème de fertilité. Les chances de concevoir et de mette au monde sont alors considérablement réduites. |
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9. L'homme et la femme n'ont pas la même urgence face au désir d'enfant. C'est
qu'affirment 50% des personnes ayant répondu. Quant aux autres, ils pensent que
le désir masculin et féminin se retrouvent (32%) et les derniers qu'ils diffèrent
énormément (18%). Y-a-t-il un désir d'enfant sexué ? Il est certain qu'un homme peut concevoir en moyenne beaucoup plus tard que sa femme. A 30 ans son corps ne lui rappelle pas l'urgence de mettre au monde. C'est plutôt à la femme de prendre les devants en ce domaine. Quant aux motivations de l'homme et la femme d'avoir un enfant, elles sont souvent les mêmes : avoir un petit qui ressemble à son conjoint, donner des petits-enfants à ses parents, fonder une famille, donc une descendance et une ambiance familiale, qui permet d'accéder au stade d'adulte reconnu. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas toujours la femme qui souhaite un enfant et l'homme qui freine. Le contraire existe aussi plus souvent qu'on ne le pense. |
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10. Les femmes d'aujourd'hui ont trop de responsabilités, c'est ce qui explique
que leur désir d'enfant soit si compliqué, pensent 51% des personnes ayant répondu
à l'enquête. 35% pensent eux que c'st l'illusion des femmes de pouvoir maîtriser
leur fécondité qui le rend si compliqué, tandis que 15% attribuent cela aux hommes
qui "sont moins rassurants". 3 réponses seulement pour expliquer pourquoi les femmes retardent le moment de leur première maternité, c'est un peu juste. Et faire retomber cette constation sur la plétore de responsabilités des femmes (lesquelles au fait ?), c'est un peu excessif. On aurait pu ajouter à la liste, le désir de faire carrière, les aspects financiers, le logement, le désir de "vivre sa vie" avant de mettre au monde, la volonté de ne pas être enchaînée à l'homme avec qui elles vivent... En tout cas, apparemment, la majorité des personnes ne pensent pas que les hommes soient pour quelque chose dans cette complication du désir d'enfant féminin. |
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11. Pour 59% des personnes, le meilleur moment pour avoir un enfant, c'est quand on est mûr (59%),
puis cela dépend de ses moyens financiers et professionnels (22%). Seulement 19% pensent que cela dépend
du compagnon de sa vie.
Ces réponses sont étonnantes. Alors que 78% des personnes pensent que l'enfant "est le fruit de l'amour", seulement 19% considèrent que le bon moment pour avoir un enfant dépend de la rencontre amoureuse. Mais si la majorité souhaite attendre d'être mûre pour enfanter, cela explique l'augmentation continue de l'âge de la première maternité. La maturité vient naturellement, avec les enfants. Attendre d'être mûr, c'est prendre le risque d'avoir un enfant tard, et d'être moins disponible et plus fatigué pour ses enfants... |
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12. Malgré "l'immense bonheur" de la naissance d'un enfant, 75% pensent que
c'est un chamboulement pour le couple, 14% que c'est "la fin de l'innoncence", et
11% seulement un ralentissement de la vie professionnelle. Bien sûr avec la réponse "un chamboulement pour le couple", qui s'impose comme une évidence, les deux autres réponses ne peuvent pas faire un bon score. Les 11% de la vie professionnelle ne sont pas en rapport avec les 22% de la question précédente, qui suggérait que la vie professionnelle était un frein à la maternité. Quant à l'expression "la fin de l'innocence", qui pourtant vient en deuxième position, on se demande ce que chacun met dedans. Généralement l'innocence est perdue depuis longtemps quand bébé s'annonce... |
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